Version imprimable Lien
Represa no río Arteixo
> jeudi 19 mars 2015

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, acteur de la transition écologique, engage 300 millions d’euros dans les contrats de plan Etat-Région

Le conseil d’administration de l’agence de l’eau, présidé par Jean-François Carenco, préfet du Rhône, préfet de la région Rhône-Alpes, a voté ce jeudi un financement de 300 M€ pour des infrastructures vertes dans le cadre des contrats de plan Etat Région (CPER) 2015-2020 des bassins Rhône-Méditerranée et Corse. C’est deux fois plus que pour le contrat précédent et l'effet d’entraînement sera important sur les projets portés avec les régions dans le cadre de la transition énergétique et écologique qui reste l'une des grandes priorités du gouvernement.

Ces nouvelles actions portées par l’agence de l’eau dans les CPER permettront d’adapter nos territoires au changement climatique qui s'annonce. Les 5 régions du sud-est, le préfet coordonnateur de bassin et le président du comité de bassin se sont engagés en juin 2014 dans un plan commun d’adaptation au changement climatique.

A ce titre,  les CPER accélèreront les économies d’eau de 150 millions de mètres cubes pour résorber les déficits. De même,  les restaurations écologiques des rivières, atteindront 350 kms.  Le nouveau plan Rhône bénéficiera ainsi d’un effort conséquent de 100 M€ pour la restauration écologique du fleuve, apporté à hauteur de 51 M€ par l’agence de l’eau.

Premier acte de la restauration écologique des cours d’eau, la trame bleue est désormais en ordre de marche.

Alors que le parlement débute les débats sur le projet de loi relative à la biodiversité, l’agence de l’eau annonce un dépassement de 35% en 2014 de ses objectifs de restauration de la continuité des cours d’eau.

En 2014, elle a financé 140 aménagements ou arasements de seuils en rivières. C’est deux fois plus qu’en 2013. « L’obligation réglementaire de 2013 d’ouvrir les ouvrages aux poissons sous 5 ans se fait déjà sentir, souligne Jean-François Carenco. Les chantiers se multiplient sur le bassin Rhône-Méditerranée qui compte près de 20 000 seuils et barrages qui cloisonnent la moitié des rivières » avec des conséquences néfastes pour l’état des cours d’eau puisque ces ouvrages bloquent la circulation tant des cailloux que des poissons et entraînent un appauvrissement génétique d’espèces comme la truite ou le brochet. En montagne, le blocage des sédiments va jusqu’à laisser déchausser des ponts en aval. La dégradation du lit des rivières est allée si loin qu’elle est aujourd’hui la 2ème cause de déclassement de qualité des cours d’eau après les pesticides. Leur mauvais état impose des coûts de gestion élevés pour les collectivités. Le nouveau classement des rivières de 2013 porte déjà ses fruits. 

Lire aussi...

> MERCREDI 04 SEPTEMBRE 2019
Agence de l’eau et chambre d'agriculture signent un contrat pour une gestion durable de l’eau, des milieux aquatiques et de l’agriculture.
> VENDREDI 23 AOÛT 2019
L'action de l'ONG MPA Coopération visant à sécuriser en eau potable des dispensaires et des écoles en milieu rural au Sénégal.