Version imprimable Lien
Aire de lavage
> mardi 10 février 2015

Côte d’Or : la viticulture s’engage pour réduire la pollution par les pesticides

Deux nouvelles aires de lavage collectives viennent d’être inaugurées dans le vignoble de Côte d’Or, le 6 février 2015, à Pernand-Vergelesses et à Corgoloin, permettant ainsi de traiter les effluents phytosanitaires de 45 domaines viticoles soit environ 120 m3 par an.

Ces deux équipements, d’un coût total de 420.000 € HT, ont pu bénéficier d’un taux de subvention de 80% grâce à l’intervention de l’Agence de l’eau Rhône méditerranée Corse, du Département et de l’Union européenne. Ces nouveaux projets portent à 8 le nombre d’aires collectives qui seront en service pour la campagne 2015, couvrant presque la moitié des domaines. Elles seront prochainement rejointes par 3 autres équipements, permettant ainsi à terme de traiter les effluents de près de 500 viticulteurs ! Un engagement fort des viticulteurs de ce département en faveur de l’excellence environnementale des exploitations, à l’heure où les Climats de Bourgogne travaillent à leur candidature pour accéder au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Une vraie dynamique de territoire portée par le président de la Chambre d’agriculture, Vincent LAVIER, pour concilier performance économique et performance environnementale des exploitations et qui prend la forme d’un appui technique et administratif aux porteurs de projet pour les accompagner. Elle est complétée par une intervention sur plusieurs captages d’eau potable touchés par les pollutions, afin d’accompagner les exploitants dans des changements de pratiques.

La pollution par les pesticides est aujourd’hui le premier facteur de déclassement de la qualité des eaux. Ces nouvelles actions, axées sur les pesticides, interviennent après la mise en place d’une première opération collective, initiée au début des années 2000, qui a permis d’améliorer considérablement le traitement des effluents vinicoles (95% aujourd’hui sont traités) et la qualité des rivières du département.

Mots-clés : Vincent LAVIER