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> mercredi 12 novembre 2014

Une conférence sur le changement climatique

Dans le cadre des mardis de l’aménagement initiés par la Direction Départementale des Territoires (DDT) de Saône-et-Loire, s’est tenue une conférence-débat sur LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, le 4 novembre 2014, à Mâcon, avec la participation de M. Dominique Raynaud, prix Nobel de la Paix en 2007. Plus d’une centaine de personnes étaient réunies à cette occasion.

 

Dominique Raynaud, prix Nobel de la Paix en 2007

  • Le contexte national et international est prégnant : la loi sur la Transition énergétique pour la croissance verte est actuellement en débat à l’Assemblée nationale et la France accueillera la 21ème conférence climat en 2015 sous le signe de l’exemplarité environnementale.
  • Un intervenant prestigieux : Dominique RAYNAUD, membre du GIEC depuis 1994 et a reçu à ce titre en 2007, le prix Nobel de la Paix, prix décerné conjointement aux membres du GIEC et à l’ancien vice-président américain, Al Gore.
  • Une séance ouverte à toutes les collectivités de Saône-et-Loire (communes, EPCI).

Le sujet abordé a été celui du changement climatique, sujet d’actualité et reconnu. Deux temps suivis d’un moment d’échanges ont ponctué la conférence :

  • Présentation, par Dominique Raynaud, des questions scientifiques clés en jeu, de la façon dont le Groupement Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) est organisé et procède à l’évaluation de l’état des connaissances.
  • Présentation, par Thomas Pelte et Benoît Mottet, de l’agence de l’eau RM&C, du plan de bassin d’adaptation au changement climatique adopté par le préfet coordonnateur de bassin Rhône Méditerranée, le président du comité de bassin et les présidents des cinq conseils régionaux concernés. Ce plan se focalise sur la composante "eau" du changement climatique.

Cette séance a été introduite par Mme Séguin, sous-préfète, secrétaire générale de la préfecture de Saône-et-Loire.

L’assemblée à l’écoute

Les chiffres parlent

En 2012, la température moyenne planétaire a progressé de 0,89 °C par rapport à la moyenne du XXe siècle. Elle pourrait augmenter jusqu’à 5,3 °C au cours du XXIe siècle si nous ne maîtrisons pas nos émissions de gaz à effet de serre.

Le changement climatique est une réalité. La perturbation des grands équilibres écologiques s’observe déjà :

  • A Paris, le nombre de journées estivales,c’est-à-dire avec une température dépassant 25 °C, augmente de 4 unités tous les dix ans.
  • Le niveau de la mer s’est élevé de 18 cm dans le monde entre 1870 et 2000 dont 6 cm les 20 dernières années.
  • Aujourd’hui, en Champagne, les vendanges ont lieu 2 semaines plus tôt qu’il y a 20 ans.
  • La hausse de température moyenne n’est pas tant due à la hausse de température en mi-journée mais par la moindre baisse de la température en nuit.
  • Le réchauffement le plus important est constaté dans l’Arctique : en Alaska, une hausse de 4°C en soixante ans.
  • L’océan se réchauffe de 0.1°C tous les dix ans depuis 1970 dans ses 75 premiers mètres.
  • Les glaces fondent (calottes polaires, glaciers de montagne).
  • La banquise boréale s’amenuise.
  • La mer monte d’1,7 mm/an au début du 20ème siècle à 3,2 mm/an actuellement.

 

Des actions sont possibles dans le domaine de l’eau

Une nouvelle façon d’appréhender les projets est nécessaire :

  • Privilégier les économies d’eau avant tout
  • Éviter la « mal-adaptation »
  • Préserver les potentialités actuelles d’adaptation
  • S’assurer d’une ambition reconnue et partagée
  • Rester pragmatique en terme de coûts
  • Explorer l’univers des possibles et privilégier la combinaison de solutions.

Ces actions peuvent être regroupées en 4 catégories :

  • Améliorer la connaissance
  • Lutter contre le gaspillage : amélioration des rendements de réseaux par exemple
  • Développer la résilience des écosystèmes : recréation d’espaces de bon fonctionnement ; préservation d’habitats...
  • Retenir l’eau dans les territoires : réduire l’imperméabilisation ou/et favoriser l’infiltration.
Mme Séguin

Mme Séguin a clôturé la séance en empruntant à M. Raynaud, la citation de Théodore Monod (Naturaliste.Humaniste 1902-2000) :

"On n’est pas obligé de croire mais il n’est pas interdit d’espérer" en y ajoutant qu’il est nécessaire d’agir immédiatement.

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