Version imprimable Lien
BiefNacey WEB
> lundi 13 décembre 2021

Restauration du bief de Nacey : la patience érigée en art de faire

En projet depuis une dizaine d’années, la restauration du bief de Nacey a avancé pas à pas. De nombreux soubresauts ont émaillé sa conception, avant une concrétisation l’été dernier.

Après une dizaine d’années de faux départs, la restauration du bief de Nacey, sur la commune de Flammerans, est devenue réalité. Le projet a consisté à améliorer la qualité écomorphologique de ce petit affluent rectifié de la Saône grâce à une technique de déblais/remblais conduisant à un remodelage du lit et des berges sur 1 km.

Ces travaux ont permis de créer une micro sinuosité et de resserrer le lit d’étiage à une largeur de 2,5 mètres en mobilisant les matériaux du haut des berges. La phase de plantation d’arbres et d’arbustes, notamment des saules, des noisetiers, du sureau noir et du trèfle blanc, est actuellement conduite sur les rives en vue de concevoir à terme des zones d’ombres limitant le réchauffement de l’eau et favorisant le développement de la faune et de la flore.

"Les besoins des agriculteurs jouxtant le cours d’eau ont été pris en compte, se félicite Christophe Durafort, président de l’ASA du Nacey. Le bétail dispose de deux abreuvoirs en pente douce pour éviter la dégradation des berges par les troupeaux et la pollution de l’eau de la rivière". Des pompes solaires ont été installées aux abords du cours d’eau.

Une longue gestation

"Conduits par l’Établissement public territorial du bassin Saône-Doubs, les travaux permettent un meilleur écoulement du Nacey, ce qui réduit le risque inondation. Au printemps, le site sera embelli avec le fleurissement et le verdissement de la végétation, poursuit Éric Loichot, maire de Flammerans, qui inaugurera dans les prochaines semaines un projet initié par son prédécesseur.

"Nous travaillons avant tout pour la population, indique Dominique Girard, ancien édile de la commune et conseiller départemental. L’essentiel réside dans la concrétisation de cette restauration sur laquelle j’ai planché une dizaine d’années avec nos partenaires".

Engagé pour la première fois dans le Contrat Saône 2004-2009, le dossier a en effet connu une longue gestation liée à plusieurs difficultés, comme le manque de financements ou les complexités de la mise en place de la compétence Gemapi confiée par la loi à la communauté de communes. Le bief de Nacey a surmonté tous ces obstacles grâce à l’engagement des acteurs locaux et à la signature avec l’agence de l’eau, en novembre 2020, d’un avenant au contrat de rivière Saône.