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Les aides au 1er trimestre 2021
> lundi 26 avril 2021

Le chiffre : 109,6 millions d’euros investis par l’agence de l’eau au 1er trimestre 2021

Au 1er trimestre de l’année 2021, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a soutenu 687 projets portés par les collectivités, entreprises, agriculteurs et associations pour améliorer la qualité des eaux et des milieux aquatiques. Parmi ces projets, 45 concernent la réduction des pollutions d’origine industrielle, ce qui augure d’une reprise des investissements environnementaux dans ce domaine, après une année 2020 marquée par un ralentissement lié à la crise sanitaire.

Les chiffres clés au 1er trimestre 2021 dans les bassins Rhône-Méditerranée et de Corse

  • Près de 69 % des aides (75,2 M€) sont attribués aux opérations d’amélioration de l’assainissement et de l’eau potable, portées par les collectivités, avec :

- 39,7 M€ pour réduire les rejets de pollution domestique, dont 26,2 M€ pour améliorer la collecte des eaux usées, notamment par temps de pluie (14,9 M€, dont 3,5 M€ pour déconnecter les eaux pluviales du réseau d’assainissement et les infiltrer), et 13,5 M€ pour les traiter, dont 6,5 M€ consacrés à la valorisation des boues en biogaz sur les stations d’épuration « Eau Vitale » à Dijon et « La Pioline » à Aix-en-Provence,
- 35,5 M€ octroyés à l’eau potable, essentiellement pour réhabiliter ou renouveler les infrastructures, réseaux en particulier (33 M€, dont 6,1 M€ pour les communes en zone de revitalisation rurale).

  •  9,1 % des aides (10 M€) sont consacrés à la gestion quantitative, dont 7 M€ pour économiser l’eau en réparant les fuites des réseaux d’eau potable (6,4 M€) et 2,2 M€ pour réduire les prélèvements dans des ressources déficitaires en y substituant des prélèvements dans des ressources moins tendues.
  • 8,6 % des aides (9,4 M€) bénéficient à la renaturation des milieux aquatiques, avec 3,9 M€ pour améliorer la morphologie et la continuité des cours d’eau, 2,5 M€ pour restaurer des zones humides et 2,2 M€ pour l’animation territoriale.
  • 5,1 % (5,6 M€) et 5 % (5,5 M€) des aides vont à la réduction respectivement des pollutions agricoles et des pollutions industrielles.

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32,4 M€

C’est le montant d’aides attribuées au 1er trimestre 2021 au titre du plan France relance pour 33 opérations représentant 74,1 M€ de travaux dans les domaines de l’eau potable et l’assainissement mais également en faveur de la préservation et de la restauration des milieux aquatiques et de la biodiversité.
Dans le cadre du plan France Relance, les agences de l’eau ont été destinataires d’une enveloppe nationale de 260 millions d’euros pour mobiliser les territoires. L’enjeu est que la dynamique des travaux et projets nécessaires pour l’eau potable, l’assainissement et la biodiversité reprenne à plein. L’agence Rhône Méditerranée Corse perçoit une dotation financière de 65 millions d’euros, qui vient s’ajouter aux recettes qu’elle perçoit par les redevances. Sur ce total, 63 millions sont destinés à l’eau potable et à l’assainissement, et le reste aux milieux et à la biodiversité.

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FOCUS SUR LA REDUCTION DES POLLUTIONS INDUSTRIELLES DANS LE BASSIN RHONE-MEDITERRANEE

La réduction des émissions de micropolluants est une priorité de l’agence de l’eau, qui agit dans le cadre d’opérations collectives avec les PME ou artisans, par territoire ou branche d’activités, ou de manière individuelle, auprès de plus gros industriels.
Les aides attribuées en ce début d’année 2021 pour réduire les pollutions d’origine industrielle augurent d’une reprise des investissements environnementaux dans ce domaine, après une année 2020 marquée par un ralentissement lié à la crise sanitaire.

Infographie Pollution industrielle
Au cours de ce 1er trimestre 2021, 45 projets totalisant 13 M€ de travaux, reçoivent 5,5 M€ d’aides de l’agence de l’eau, répartis comme suit :
68% des aides (3,7 M€) vont à la lutte contre les micropolluants, notamment pour une opération d’envergure réalisée par INOVYN France à Tavaux (39), l'un des plus importants sites chimiques de France (3,4 M€ d’aide) ;
13% des aides (0,7 M€) sont octroyés à la réduction des rejets de substances toxiques, essentiellement des pollutions dispersées en provenance de PME ou d’artisans, et dont la résorption est organisée dans le cadre d’opérations collectives :
- soit par branche d’activités : cas des 17 projets de l’opération « O’NIVEAU », visant à réduire les rejets toxiques des entreprises de peinture du bâtiment, opération sélectionnée grâce à un « appel à initiatives » de l’agence de l’eau en 2019 (61 K€ d’aides),
- soit à une échelle locale et multisectorielles, dans le cadre de contrats territoriaux plus globaux : cas des 8 projets de l’opération « ARVE PURE » (74), consistant en la réduction à la source des pollutions toxiques provenant d’usines de décolletage ou en des travaux de prévention des pollutions accidentelles (358 K€ d’aides) ;
19% des aides (1,1 M€) sont attribués à la réduction des rejets de polluants non toxiques tels que les matières organiques, les matières en suspension, les nutriments… et qui peuvent avoir un impact sur le milieu naturel. Ce type de travaux bénéficie, dans le cadre de l’appel à projets "Rebond eau, biodiversité, climat 2020-2021", d’un accompagnement élargi de l’agence : cas de l’amélioration ou de la création de stations d’épuration pour 4 fromageries (892 K€ d’aides).

Le nombre et le montant des aides attribuées par l’agence de l’eau ce trimestre aux établissements industriels sont supérieurs à la moyenne trimestrielle des précédentes années du 11ème programme d’intervention (2019-2024) : 40 opérations et 3,6 M€ d’aides en 2019 - 37 opérations et 2,1 M€ d’aides en 2020.
La réduction des émissions de substances dangereuses reste la priorité de l’agence de l’eau en matière de dépollution des rejets industriels : elle correspond pour ce premier trimestre 2021 à 84 % des opérations financées et à 81 % des montants d’aides attribués.

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