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Marais de Saône
> lundi 17 août 2020

Le Marais de Saône prêt à accueillir le retour d’espèces patrimoniales

Grâce à la restauration des fonctionnalités écologiques au sein de 800 hectares de zones humides du Marais de Saône, la qualité de l’eau s’est améliorée. Le retour des tritons et des papillons est attendu dans cet espace protégé.

Stratégique pour Besançon, le Marais de Saône nourrit la source d’Arcier, utilisée pour l’alimentation en eau potable de 55 000 Bisontins. D’où l’importance de préserver cette zone humide de 800 hectares et de lui redonner toutes les fonctions hydrauliques, écologiques et paysagères nécessaires à l’auto-épuration de l’eau et au développement de la biodiversité. Ces dernières années, le Syndicat mixte du Marais de Saône (SMMS) a mis en place une série d’aménagements destinés à retenir une partie de l’eau, ce qui conforte aujourd’hui la zone humide et assure un soutien d’étiage aux ruisseaux en période sèche.

"En 2018, dans le cadre de l’appel à projets "Eau et biodiversité" de l’agence de l’eau, deux actions ont été réalisées, l’une de densification du réseau de mares et l’autre de réouverture de milieu. Dans les deux cas, l’objectif visait à accroître les zones humides afin d’améliorer la qualité de l’eau et de favoriser le retour des espèces classées d’intérêt communautaire jusque-là absentes ou peu présentes, explique Alexandre Benoit-Gonin, responsable du SMMS. Les travaux ont permis de reconstituer une trame bleue et verte propice au développement de la biodiversité".

Depuis plus d’un an, la création de cinq mares forestières peu profondes et végétalisées, d’une surface inférieure à 1 000 m2, a rétabli une continuité entre le nord et le sud du site. Rapidement, la faune et la flore aquatiques ont investi ces nouveaux espaces ; certaines espèces en ont même fait un nouveau site de reproduction. "La discontinuité constatée auparavant limitait le développement et l’extension des espèces patrimoniales, indique Alexandre Benoit-Gonin. Les premiers résultats constatés sont encourageants même si le Triton crêté et le Triton ponctué ne sont pas encore revenus, c’est une question de temps".

Second volet : la réouverture d’une parcelle de 7,1 hectares appartenant à la Fédération départementale des chasseurs du Doubs. L’opération a consisté à débroussailler et à abattre des ligneux, dont le développement assèche le marais. Un nouvel espace qui devrait permettre un retour du damier de la Succise, papillon protégé en Franche-Comté appréciant les environnements humides. La zone est entretenue désormais tous les ans au printemps grâce au pâturage de six chevaux konik polski. Le coût du projet s’est élevé à 41 400 euros, financé à hauteur de 80 % par l’agence de l’eau.

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