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Cultures dans la Drôme
> vendredi 14 août 2020

La plateforme Tab remplit ses objectifs

Sur la plateforme des Techniques alternatives et biologiques (Tab) dans la Drôme, scientifiques et agriculteurs évaluent les effets de l’agroforesterie fruitière sur les cultures de blé, de colza et de plantes aromatiques. Objectifs : réduire les apports en intrants chimiques et mieux prendre en compte la biodiversité. La convention Tab vient d’être prolongée jusqu’en 2024.

À Étoile-sur-Rhône (Drôme), délimitées par de grandes haies brise-vent, différentes bandes agricoles se succèdent sur plus de 3 hectares : des vergers de pêchers se mêlent aux champs de blé, de soja et de maïs semence ; le tout jalonné d’une haie basse pour les insectes et les animaux auxiliaires de culture.

Baptisée agroforesterie fruitière, cette cohabitation entre arbres fruitiers, cultures annuelles et aménagements pour la biodiversité est expérimentée depuis 2011 sur la plateforme Techniques alternatives et biologiques (Tab) et vient d’être reconduite pour cinq ans. "Les arbres protègent les cultures du soleil, de la pluie et du vent, indique Florian Boulisset, chargé de projet à la Chambre d'agriculture de la Drôme. Nous cherchons aussi à savoir s’ils permettent d’améliorer la fertilité des sols grâce à la rétention de l’eau par leurs racines".
L’an dernier, les récoltes annuelles ont atteint les objectifs visés : environ 19 tonnes de pêches commercialisables par hectare et des rendements moyens de 42 t/ha, 43 t/ha et 25 t/ha pour les cultures de soja, blé tendre et colza. "Nous enregistrons de surcroît un taux d’occupation proche de 100 % de nos nichoirs à chauve-souris. Reste à déterminer leur impact sur les cultures et leur rôle contre les ravageurs. C’est l’un des sujets d’étude inscrits dans le renouvellement de la convention".

La Chambre d’agriculture et ses partenaires lancent également un nouveau cycle d’expérimentation. Ils testent l’intégration de vignes dans les cultures de blé et de soja, et envisagent à moyen terme la plantation d’oliviers et de grenadiers. L’optimisation de la gestion de l’eau demeure également une priorité.

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