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> mardi 01 octobre 2019

Les trames écologiques : des bénéfices multiples pour les humains

L’urbanisation et les pratiques intensives consomment et fragmentent les milieux naturels. Les espèces se retrouvent prisonnières et fragilisées. Leur survie dépend d’un réseau continu de corridors et réservoirs de biodiversité, ce qu’on appelle les trames verte, bleue, brune et noire. Ces trames apportent des bénéfices importants aussi aux humains.

En milieu agricole, les haies rendent de nombreux services :

  • elles limitent l’érosion des sols
  • elles protègent les cultures du vent
  • elles accueillent une faune utile aux agriculteurs
  • elles limitent la dissémination des pesticides
  • elles offrent du bois de chauffe local. 

Un cours d’eau naturel, connecté à des zones d’expansion de crues, réduit le risque d’inondation. Ses méandres et le boisement de ses berges améliorent la qualité de l’eau. Il offre un milieu naturel propice aux loisirs, à l’éducation, l’observation, la détente.

Les zones humides sont aussi très utiles : elles absorbent l’excès d’eau en période de crue, constituent des réserves d’eau lors des sécheresses, épurent l’eau grâce aux végétaux, réduisent l’effet de serre en piégeant du carbone dans les sols.

Les forêts aussi sont des puits de carbone et fournissent bien des services. Elles produisent du bois, sont appréciées pour la cueillette, les loisirs.

Dans les zones urbanisées, la nature joue aussi un rôle essentiel. La pleine terre absorbe et filtre les eaux pluviales, elle permet la production de fruits et légumes. En ville la végétation améliore le cadre de vie des habitants, lutte contre l’effet d’"îlot de chaleur urbain", rafraichit la ville, réduit les pollutions, améliore notre santé. La pollution lumineuse nous affecte, l’alternance jour/nuit est essentielle, au sommeil et à la santé, et permet d’observer le ciel étoilé.

« Une biodiversité saine est l’infrastructure essentielle qui soutient toutes les formes de vie sur terer, y compris la vie humaine » - Cristiana Pasca Palmer, secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique.

  • 23 % : Proportion de terres qui ont connu une réduction de leur productivité en raison de la dégradation des sols
  • + de 75% proportion des types de cultures vivrières mondiales qui dépendent de la pollinisation.
  • 235 – 577 milliards de dollars US : montant annuel de la production agricole mondiale en péril en raison de la disparition des pollinisateurs.
  • 70 % : Proportion de médicaments anticancéreux naturels ou synthétiques inspirés par la nature. 

Soyons tous acteurs pour restaurer et préserver ce tissu vivant, essentiel et interconnecté !

Ce film a été réalisé par le Syndicat mixte d’aménagement du bassin de la Bourbre (SMABB), en partenariat avec l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, l’Institut de Formation de l’Environnement (IFORE), et l’Union Européenne.

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