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Véronique Paquis
> mercredi 21 août 2019

"Il y a urgence à restaurer les fonds de la Méditerranée"

Métropole Nice Côte d’Azur pilote l’un des schémas territoriaux de restauration écologique à l’échelle du littoral méditerranéen. Véronique Paquis, élue en charge de l’environnement, du développement durable, de l’enseignement supérieur et de la recherche, présente cette démarche innovante.

Pourquoi avoir lancé un Schéma territorial de restauration écologique ?

Soucieuse de préserver son patrimoine maritime et ses ressources en eau, la Métropole Nice Côte d’Azur  se mobilise depuis plusieurs années. Grâce au Contrat de baie d’azur mis en œuvre entre 2012 et 2017, et au contrat de Métropole pour une gestion durable des milieux aquatiques (2014-2018), sept déversoirs d’orage ont été créés, et 10 stations d’épuration remises à niveau réduisant les atteintes au milieu. Nous souhaitons poursuivre ce travail en ciblant, cette fois-ci, les petits fonds de la Méditerranée et leurs écosystèmes dégradés.

À l’issue d’un appel à projets lancé par le Pôle de compétitivité Mer Méditerranée et soutenu par l’agence de l’eau, la Métropole a été retenue pour piloter un Schéma territorial de restauration écologique (Stere), nouvel outil de programmation d’actions de restauration écologique et de préservation.

Quels sont les objectifs de ce Stere ?

La Métropole ambitionne d’aller plus loin dans la définition d’actions à l’échelle de son littoral. Cette vue d’ensemble doit permettre une plus grande cohérence et un déploiement plus efficace des mesures destinées à préserver et restaurer les fonds marins, en particulier les petits fonds côtiers et les herbiers de posidonie, zones de nourricerie pour de nombreuses espèces de poissons, notamment mises à mal par l’urbanisation et le mouillage des bateaux de plaisance. Nous devons d’ailleurs trouver le bon équilibre entre protection écologique et poursuite des activités touristiques. Une feuille de route est en cours d’élaboration et proposera, dès cet automne, des premières solutions qui - je l’espère - seront innovantes.

Avec qui travaillez-vous sur ce Stere ?

Afin de garantir un caractère opérationnel fort, le Stere Côte d’Azur est élaboré par la Métropole Nice Côte d'Azur et son service environnement, qui mobilise les compétences internes nécessaires, notamment les services assainissement, pluvial, portuaire, plages et communication. Il s'appuie aussi sur des ressources extérieures, telles que le Pôle Mer, des laboratoires de recherche et des entreprises du génie écologique. Selon les enjeux identifiés et les solutions adaptées, d’autres partenaires pourront être associés pour l'élaboration du Stere et le portage d'actions spécifiques : autres collectivités locales, délégataires portuaires...
De plus, un comité technique de suivi regroupant l’agence de l’eau, la Région Provence Alpes Cote d’Azur, la Direction interrégionale de la mer Méditerranée (Dirm), l’Agence française pour la biodiversité (AFB), et la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) sera mobilisé régulièrement afin de garantir l’adéquation du Stere avec les politiques publiques thématiques.