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Travaux sur l'émissaire
> jeudi 08 août 2019

Port-Vendres : un émissaire en harmonie avec la biodiversité

À la croisée d’enjeux environnementaux, économiques et paysagers importants, l’émissaire en mer de Port-Vendres (66) a été remplacé par un nouvel ouvrage intégré au littoral. Un projet ambitieux en faveur de la qualité de l’eau et des habitats marins.

Engagée dans une démarche vertueuse de traitement des eaux usées visant à limiter les impacts sur l’environnement, la Communauté de communes Albère Côte Vermeille Illibéris (CCACVI) a fait passer la station d’épuration des communes de Port-Vendres et de Collioure en filière 100 % biologique dès 2009.

Huit ans plus tard, elle a construit un nouvel émissaire à Port-Vendres, remplaçant celui en service depuis 1973. Cet ouvrage, qui rejette les effluents de la commune et de Collioure, était coûteux à entretenir du fait de sa dégradation rapide en fond marin. De plus, les effluents traités, diffusés par le tuyau abîmé, risquaient de menacer les herbiers de posidonies et les concrétions coralligènes à proximité. Une partie de l’émissaire était en outre visible en surface et dégradait le paysage de cette zone touristique à la biodiversité importante. Le secteur est en effet intégré à une zone natura 2000 et au Parc naturel marin du Golfe du Lion. 

Parmi les différentes solutions étudiées, celle du forage par microtunnelier, consistant à creuser une galerie sous la digue afin d’y installer la canalisation, a été retenue. Si le coût de cet investissement s’élève à 1,5 M€, il permet de ne pas toucher le fonds rocheux, de ne pas dénaturer la côte et de rejeter les effluents bien plus loin. De plus, cette solution garantissant une durée de vie de l’ouvrage de 50 ans a minima apparaît économiquement viable à terme puisque le coût d’exploitation est réduit. "Avec les organismes environnementaux et les acteurs locaux, nous avons choisi la technique la plus appropriée pour atteindre nos objectifs qualitatifs élevés, à la fois sur le plan technique et en matière de biodiversité, souligne Pierre Aylagas, président de la CCACVI. Les observations menées lors des premières tempêtes et de la dernière période estivale s’avèrent concluantes, aussi bien sur le fonctionnement que sur l’intégration dans le milieu".

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