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> vendredi 05 avril 2019

La pollution agricole de l'eau n'est pas une fatalité !

L’UFC-Que Choisir publie une étude qui montre que la persistance des pollutions agricoles dans l’eau n’est pas une fatalité.

L’analyse de 102 sources prioritaires particulièrement menacées par les pollutions établit que les mesures de prévention issues du Grenelle de l’Environnement sont globalement efficaces pour obtenir une eau potable sans recourir à une coûteuse dépollution. 

> Lire la synthèse de l’étude de UFC-Que Choisir


La situation dans le bassin Rhône-Méditerranée

Dans le bassin Rhône-Méditerranée, 80 % de l’eau potable provient des eaux souterraines. Face à l’enjeu de qualité de cette ressource précieuse, 269 captages identifiés prioritaires dans le SDAGE en raison de pollutions aux nitrates et pesticides font l’objet d’une haute surveillance et d’actions bénéfiques pour l’eau.

Ces actions visent la reconquête de la qualité des eaux brutes par une approche préventive plutôt que curative, ciblée sur les changements de pratiques agricoles pérennes : conversion à l’agriculture biologique, mesures agro-environnementales et climatiques, développement de filières à bas niveaux d’intrants, paiements pour services environnementaux, stratégies foncières.
Sur les 269 zones de captage d’eau potable prioritaires, 190 captages font déjà l’objet d’actions de réduction des pollutions diffuses.

Pour renforcer encore l’efficacité de ces interventions, l’agence de l’eau a lancé une étude de datation des captages en eau souterraine. Un outil innovant pour les collectivités dans leur prise de décision. L’idée est de concentrer les efforts là où les besoins sont les plus urgents, préconiser des solutions à la carte selon les cas rencontrés et prévoir l’avenir au mieux dans un contexte d’urbanisation galopante, de forte concurrence entre les activités et de changement climatique avéré.

> Voir les aides de l’agence de l’eau pour protéger les captages d'eau potable