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Mare de l'ouest lyonnais
> vendredi 27 juillet 2018

La LPO mène un plan d’action de conservation des mares de l’Ouest lyonnais

Sur 165 mares localisées sur la zone d’étude, 86 ont pu donner lieu à un suivi. La LPO témoigne...

Les mares sont des sites de reproduction privilégiés pour les amphibiens dont certains sont très menacés en France. Certaines espèces de libellules dépendent aussi des mares pour survivre. Ces dernières présentent également un rôle important dans les déplacements des espèces, et servent de corridors biologiques. Elles participent à l’épuration naturelle des eaux de ruissellement et au maintien de réserves estivales d’eau (défense contre les incendies, abreuvement du bétail…). Ces milieux naturels sont aussi souvent utilisés comme supports pédagogiques en éducation à l’environnement.

Grâce aux soutiens financiers de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et de la Métropole de Lyon, la LPO Rhône mène un projet d’action sur les mares.

Ce projet comporte : la cartographie des mares existantes, la réalisation d’inventaires permettant d’identifier les amphibiens présents, l’analyse de l’état de conservation des milieux aquatiques suivis, la préconisation de mesures de gestion ou de restauration ainsi que la mise en œuvre de ces préconisations sur une dizaine de sites pilotes.

8 communes sont concernées par l’étude : Dardilly, La Tour-de-Salvagny, Charbonnières-les-Bains, Marcy l’Etoile, Ecully, Sainte-Consorce, Saint-Genis-les-Ollières et Tassin-la-Demi-Lune.

Dans le but de rendre notre projet cohérent vis-à-vis des actions d’ores et déjà menées localement, les communes concernées ont été rencontrées lors des comités de pilotages des deux projets nature présents sur le territoire. Nous avons alors présenté notre projet et avons sollicité leur soutien technique (identification de nouvelles mares, connaissance des projets de création ou de restauration envisagés, aide pour identifier les propriétaires des mares).

Ce travail a permis de localiser 165 mares sur la zone d’étude. Après avoir essuyé plusieurs refus d’accès, observé que certaines mares avaient disparu, seulement 86 mares ont pu donner lieu à un suivi.

Chacun de ces sites a donc fait l’objet d’un inventaire permettant d’identifier les espèces venant s’y reproduire ainsi que d’une caractérisation.

Les inventaires ont permis d’identifier 9 espèces : Crapaud commun, Grenouille agile, Grenouille de type verte, Salamandre tachetée, Sonneur à ventre jaune, Triton alpestre, Triton palmé et enfin Triton crêté. Parmi ces espèces, deux présentent un fort enjeu de conservation : le Sonneur à ventre jaune et le Triton crêté.

Une vingtaine de variables permettent de déterminer l’état de conservation des mares et la nécessité, ou non, de mettre en place des actions. Entres autres, l’un des paramètres particulièrement déterminant est l’ensoleillement des sites de reproduction. Cette variable influence fortement la diversité biologique et physique des mares.

Ainsi, chacune des mares obtient une note. Plus la note est élevée, plus la mare comporte des paramètres favorables aux amphibiens.

A ce stade, seulement 7 mares présentent un bon état de conservation, 20 sont dans un état moyen et 59 sont à restaurer.

Après hiérarchisation des mares, les propriétaires et les communes seront contactés afin de leur proposer la mise en place d’actions de gestion ou de restauration. Il sera également possible de proposer la création de mares destinées à la préservation d’une espèce en particulier ou pour recréer des corridors entre chaque sites. C’est la prochaine étape du projet qui se déroulera sur le second semestre de l’année 2018.

Un rapport présentant l’analyse et les actions du premier semestre 2018 est également en cours de rédaction.