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Lône Jonage - Symalim
> jeudi 17 août 2017

La restauration nature de la lône de Jonage

Ce que l’homme a défait, d’autres hommes peuvent le corriger. C’est particulièrement le cas pour la lône de Jonage qui va être remise en eau, plus d’un siècle et demi après avoir été sevrée suite à la canalisation du Rhône.

A la barre de ce projet piloté par le Syndicat mixte pour l’aménagement du Grand Parc de Miribel Jonage (Symalim), le bureau d’études Biotec a travaillé à recréer des milieux humides, "à ramener de l’eau de manière pérenne", à reconquérir des milieux alluviaux, à améliorer la qualité de l’eau, tout en sauvegardant le côté récréatif et pédagogique de ce poumon vert et bleu de la métropole lyonnaise. Un travail tout en finesse, malgré l’intervention de pelles pour restaurer cette lône et retracer une partie du bras fluvial sur une longueur de 150 mètres.

Créer des habitats pour la petite faune

La restauration de milieux naturels, d’habitats aquatiques, d’une certaine diversité paysagère, gage d’une plus grande biodiversité, s’est faite avec le concours de trois entreprises intervenant sur ce site classé Natura 2000, à proximité d’un champ captant.  "On a joué avec la végétation en place", précise Ghislain Huyghe, ingénieur biologiste chez Biotec. Toute la végétalisation a été réalisée à partir de végétaux et de graines prélevés localement, que ce soit pour les plantes semi-aquatiques ou pour les saules par exemple. Certains ilots d’arbres ont été maintenus, de même que des troncs et souches pour faciliter la recréation d’habitats pour la petite faune.

Commencés durant l’automne 2016, les travaux financés par l’agence de l’eau ont duré quatre mois. La remise en eau sera effectuée en septembre après la création d’un siphon pour réinjecter l’eau à partir du canal de Jonage, à un débit maximal de 2 m3. Ce projet a aussi une dimension expérimentale. Le maître d’ouvrage et Biotec vont pouvoir suivre pendant 8 mois comment l’eau se distribue dans les chenaux nouvellement recreusés pour réintervenir le cas échéant. Il est prévu également de suivre le développement de la végétation et l’évolution des aménagements pendant trois saisons consécutives et si nécessaire de contrôler l’émergence de plantes invasives comme l’ambroisie.

Mots-clés : SYMALIM

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