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L'Etang Salé restauré a retrouvé sa biodiversité - ©Pierre GARAUD
> vendredi 08 janvier 2016

Vaucluse : L’Etang Salé ou la biodiversité retrouvée

Lové entre le Rhône et les Dentelles de Montmirail, l’Étang Salé est une zone humide du département de Vaucluse, également labélisée Espace Naturel Sensible. D’une superficie d’environ 10 ha, elle est propriété de la commune de Courthézon, qui en a confié la gestion au Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’Etang Salé a trouvé son origine dans l’effondrement accidentel en 2001 d’une galerie de drainage. L’incident a abouti à une remise en eau de l’étang, révélant ainsi une entité naturelle humide importante de la plaine Vauclusienne avec un fort potentiel en termes de biodiversité, d’écosystèmes en lien notamment avec les populations d’oiseaux, de valeur patrimoniale et pédagogique. Le site est à présent une dépression naturelle qui n’est alimentée en eau que par les eaux de ruissellement et les précipitations.

Cette zone humide temporaire assure des fonctions de stockage des eaux de ruissellements en jouant le rôle d’un bassin écrêteur de crue, et contribue ainsi à la sécurité des biens et des personnes en cas d’épisode orageux sévère. Par ailleurs, les roseaux présents sur le site ont un rôle épuratoire pour les eaux de l’Étang.

Deux plans de gestion mis en œuvre sur les périodes 2005-2009 et 2010-2015, soutenus par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse ont permis la restauration du fonctionnement écologique de cet écrin de biodiversité avec la création d’une zone basse en eau, d’une zone tampon et d’une zone de remblai ; son réaménagement ; sa mise en valeur paysagère et pédagogique comprenant l’aménagement d’un sentier et la création d’une mallette pédagogique ; et sa gestion conservatoire.

Fin 2015, le bilan est très positif et les efforts de restauration et de gestion écologique ont porté leurs fruits : de nombreuses espèces animales et végétales rares et originales y ont désormais retrouvé refuge. Parmi les espèces observées, certaines sont protégées, rares, voire menacées. Au-delà de l’aspect écologique, cet espace est par ailleurs une véritable réussite sur le plan de la concertation : le projet a su réunir et conjuguer de multiples usages tels la viticulture, le pâturage équin, les sorties pédagogiques…

Un nouveau plan de gestion vient d’être établi pour la période 2016-2020. Sont notamment prévus des aménagements pour maintenir le caractère humide de la zone humide, ainsi que la poursuite des suivis scientifiques. Victime de son succès, la fréquentation du site est en constante augmentation : le nouveau plan de gestion devra ainsi s’attacher à rechercher la meilleure adéquation entre la préservation du site et sa mise en valeur.

 

Crédit photo : Pierre Garaud

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