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Signature contrat rivière Beaume Drobie Chassezac
> mardi 29 septembre 2015

La solidarité de bassin coule à flots en Ardèche

Signature jeudi 24 septembre des contrats de rivière Beaume-Drobie et Chassezac.

Gérard Gsegner, président du syndicat de rivière Chassezac, et Alain Gibert, président du syndicat de rivières Beaume-Drobie, principaux affluents de la rivière Ardèche, ont choisi de procéder à une signature en commun de leurs contrats de rivière respectifs.  C’est le « symbole de la solidarité des acteurs de tout le bassin de l’Ardèche » pour Pascal Bonnetain, président de l’EPTB Ardèche Claire.

Près de 100 personnes se sont déplacées pour montrer leur attachement à ces projets de territoire qui prévoient 40M€ d’actions (13,5 M€ d’aides de l’agence de l’eau) sur 2015-2021. Les enjeux prioritaires de ces contrats sont de travailler :

  • sur les économies d’eau pour garantir pour les décennies qui viennent tous les usages de l’eau (eau potable, agriculture, tourisme…). Pour cela, l’élaboration rapide d’un PGRE (plan de gestion de la ressource en eau) est primordiale. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. Il y a urgence à agir ;
  • sur la restauration de la continuité écologique et de la morphologie des rivières. En particulier, 4 ouvrages transversaux du Chassezac classé en liste 2 et le seuil de Rosière sur la Beaume seront traités pour redonner une mobilité naturelle aux poissons et aux sédiments ;
  • sur les points noirs restants de la pollution domestique. Les systèmes d’assainissement de Villefort, Cubières, St Frézal l’Albuges et Belvezet seront mis en conformité. Les effluents de Labeaume seront transférés vers la STEP de Ruoms.

Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau, a souligné « l’exemplarité du bassin versant de l’Ardèche qui agit sur l’eau depuis plus de 30 ans ». Les contrats de rivière Chassezac et Beaume-Drobie doivent par ailleurs ouvrir la voie à « une nouvelle démarche de contractualisation sur la rivière Ardèche dès 2016 ». Enfin, suite au vote de la loi NOTRe, « la structuration du bassin versant autour de la compétence GEMAPI » doit être étudiée sous la houlette de l’EPTB.