Version imprimable Lien
pont-de-rochemaure Tristan Zilberman
> vendredi 22 août 2014

Rochemaure : le vieux pont suspendu renaît en Via Rhôna

Début 2013, la cité ardéchoise de Rochemaure a retrouvé son pont suspendu. Restauré en «passerelle himalayenne», il enjambe le Vieux Rhône avec légèreté.

«Lors de l’inauguration, en août, certains anciens avaient les larmes aux yeux, se rappelle René Jimenez, adjoint au maire. Et les jeunes étaient émus de le franchir pour la première fois ! »

 

Construit en 1858, le monument en ruine était inutilisé depuis 1981. Il y a cinq ans, un projet de territoire voyait le jour porté par les communes riveraines de Montélimar, Ancône, Châteauneuf-du-Rhône (26), Viviers, Le-Teil et Rochemaure (07) autour de la restauration écologique du Vieux Rhône pour lui redonner un caractère vif et courant, gage de biodiversité. Avec une première action concrète : la réhabilitation du pont de Rochemaure* qui relie justement la rive droite du Vieux-Rhône à cette île de 10 km sur deux, formée avec la construction d’un canal de dérivation dans les années 50.

 

«Il fallait promouvoir ce territoire un peu à l’abandon, rappelle Christian Lecerf, maire de Rochemaure. Une étude socio-économique nous a montré les forts potentiels du lieu ».

 

Les potentiels ? Il y a bien sûr la passerelle, entrée du territoire, qui est désormais une partie de la Via Rhôna dont la portion locale vient juste d’être achevée. Il y a aussi la base de loisirs de Montélimar qui doit être améliorée. Ou encore, des lônes remises en eau, véritables écrins d’une faune et une flore passionnantes pour des visiteurs discrets, mais curieux : à pied, à vélo, jumelles à la main et sac dans le dos. Les six communes ont des projets, dans l’esprit d’un « tourisme nature ». Ainsi, une voie verte pour la marche et le VTT -plus « roots » que la Via Rhôna, est en cours de réflexion entre Rochemaure et Viviers. 

 

Autre ambition, capitale : pérenniser ce projet de territoire en le dotant d'une structure de gestion locale. Rendez-vous à l’automne.

 

*Avec un coût de restauration de 1,3 M€ financé par la région Rhône-Alpes, l'Europe, l’État, la CNR, la communauté de communes Barrès-Coiron, le département de l’Ardèche et la commune de Rochemaure.

 

Crédit photo : Tristan Zilberman

Mots-clés :