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> mardi 19 août 2014

Le Rhône remercie Arkema pour sa nouvelle station de traitement des eaux

L’usine Arkema de Pierre-Bénite (Rhône) mettra en service cet été une nouvelle station de traitement des eaux usées flambant neuve et réduira fortement les émissions de plomb et de nickel dans le fleuve.

La plateforme Arkema de Pierre-Bénite au sud de Lyon, spécialisée dans les produits dérivés de la chimie du fluor, vient de se doter de sa propre station de traitement physico-chimique d’effluents aqueux. Le coût de l’infrastructure dépasse les 6,9 millions d’euros, dont la moitié financée par l’agence de l’eau. Il faut dire que l’objectif visé par Arkema est ambitieux : réduire de 98% les rejets de métaux au Rhône. Au final, ce sont 890 Kg par an de substances toxiques qui n’impacteront plus la qualité du fleuve.

 

«La loi ne nous oblige pas à aller à des concentrations aussi faibles, mais la tendance est au durcissement, et Arkema est une société engagée dans le développement durable», souligne Serge Portugal, responsable du pôle HESQ (hygiène environnement sécurité qualité) d’Arkema.

 

Les substances dangereuses pour l’eau éliminées

 

Selon les études et sur la base des rejets de l’année 2011, l’usine pourrait passer, pour le cuivre, de 34   kg de rejets par an à 8  kg, pour le zinc, de 173 kg/an à 5, et pour l’arsenic, de 82 kg/an à 9. Quant aux rejets de plomb et au nickel, classés par l’Europe comme substances prioritaire pour la qualité des eaux, ils seront fortement réduits : 300 g/an seront déversés dans le Rhône contre 33 kg/an, pour le premier, et 11 kg contre 237 kg/an, pour le second.

 

Cette diminution très importante est rendue possible grâce à un procédé de traitement physico-chimique mis en place par Veolia, qui permettra une meilleure récupération des matières en suspension (MES) sur lesquelles sont fixés les polluants. « Jusqu’à présent, le seuil de rejet de matières en suspension (MES) était de 2g/litre. Un récent arrêté préfectoral l’abaisse, au 1er juillet, à 35mg/l, soit presque cent fois moins. Nous avons réagi en conséquence», explique Serge Portugal, responsable du pôle HESQ. «Dans un premier temps, poursuit-il, l’ajout d’additifs dans l’effluent permet de transformer en boues les MES. Celles-ci sont alors partiellement séchées pour obtenir un gâteau qui est ensuite expédié dans un centre d’enfouissement. Puis l’effluent passe sur un filtre à sable qui piége les dernières MES, avant d’être évacué au Rhône».

 

 

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