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> vendredi 01 août 2014

Bouches-du-Rhône: Racheter les zones humides menacées et à gros enjeu

Le Conservatoire du littoral et l’agence de l’eau ont défini les zones humides à acquérir en priorité. La Camargue en fait partie.

Des soles, des sardines, des anchois… dans l’étang de Vaccarès ! « La mer reprend ses droits», s’enthousiasme Eric Coulet, directeur de la réserve naturelle nationale de Camargue, co-gestionnaire de l’étang. Les salicornes réinvestissent aussi 8600 ha que le Conservatoire du littoral a achetés, en 2010, à la Compagnie des Salins en vertu d’un accord-cadre avec l’agence de l’eau (2007-2012). «Cela a redonné à l’étang une sortie vers la mer, perdue du fait de l’augmentation du niveau de celle-ci, poursuit-il. Nous pouvons ainsi le nettoyer des nutriments et pesticides agricoles». Mais la qualité des eaux encore fragile prouve qu’il faut aller plus loin, en limitant ces rejets. C’est pourquoi, au gré de leurs mises en vente, le conservatoire négocie l’acquisition de zones humides bordant le Vaccarès, dont la maîtrise permet d’imposer des usages moins nocifs pour les milieux naturels que la culture de la luzerne ou le pâturage extensif. Aux Grandes Cabanes, l’office national de la chasse expérimente aussi une activité cynégétique encadrée et durable.

 

Sur le littoral de la Méditerranée et de la Corse, ainsi que sur les grands lacs du bassin Rhône-Méditerranée, des zones humides prioritaires ont ainsi été définies, cartographie à l’appui, dans le cadre d’un nouvel accord. Objectif : acheter 5000 ha d’ici à 2018. «Nous élaborons un cahier des charges type des plans de gestion, explique François Fouchier, délégué régional du conservatoire. Les méthodes des gestionnaires les plus aguerris sont en cours de capitalisation».