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CipelLéman-Jean-Michel-Zellweger
> mardi 11 mars 2014

Phosphore toujours en baisse dans les eaux du Léman

Les concentrations en phosphore mesurées dans les eaux du Léman continuent à baisser. Mais des pics de prolifération d’algues sont parfois observés dans le lac. Cet hiver, compte tenu de la météo, le brassage de l’eau ne s’est fait que partiellement, jusqu’à une profondeur d’environ 100 mètres.

Diminution du phosphore dans le lac : une évolution encourageante et des efforts à maintenir

En 2013, les teneurs en phosphore sont passées sous la barre des 20 microgrammes par litre, avec une valeur de 19.7 microgrammes par litre, comme l’exigeait initialement le plan d’action de la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) 2001-2010. Ces résultats sont encourageants et démontrent que les efforts entrepris pour limiter la présence de ce nutriment n’ont pas été vains.

Toutefois, des pics de prolifération d’algues sont encore constatés dans le Léman. De ce fait, les objectifs de l’actuel plan d’action 2011-2020 avaient été revus à la baisse : pour assurer un bon état de santé du lac, il faudrait que le phosphore soit ramené à des concentrations inférieures à 15 microgrammes par litre. La tendance actuelle est donc prometteuse, mais les efforts pour limiter l’apport en phosphore doivent être maintenus.

Pour rappel, la problématique d’eutrophisation des eaux des lacs est liée à l’excès de phosphore. Lorsque les apports en nutriments, notamment en phosphore, sont exagérés, la production d’algues augmente massivement et la concentration en oxygène au fond du lac diminue.

 

Brassage partiel du lac

Cet hiver, le brassage du lac ne s’est que partiellement effectué, jusqu’à une profondeur d’environ 100 mètres. Un brassage complet du lac se produit lorsque la température des eaux de surface se refroidit assez pour devenir inférieure à celles des eaux profondes. Dans ce cas, les eaux de surface, plongent dans les fonds, laissant remonter les eaux profondes.

En plongeant, les eaux superficielles emportent différents éléments qui vont réalimenter les fonds, notamment de l’oxygène. Cet apport permet non seulement une vie dans les profondeurs, mais limite également le dégagement du phosphore depuis les sédiments ; un phénomène qui se produit lorsque l’oxygène manque. Le brassage partiel de cet hiver n’a donc pas permis de réalimenter les eaux profondes en oxygène. Les profondeurs du lac bénéficient encore de l’oxygène apporté lors du brassage complet de début 2012, mais pour combien d’années encore ?

 

© Photo : Lac Léman - Jean-Michel Zellweger

Mots-clés : CIPEL

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