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moutons
> jeudi 16 janvier 2014

Des brebis au secours de la qualité de l’eau

Depuis trois mois, un troupeau pâture les friches, les garrigues et les vignes du bassin de l’Orb dans l’Hérault.

Presque trois mois déjà qu’un troupeau de brebis parcourt le bassin versant du Lirou dans l’Hérault. Arrivés le 1er novembre 2013 sur la commune de Quarante, avec ses 1000 brebis, Ricardo est un berger « herbassier ». Avec sa femme Céline, ils conduisent toute l'année leur cheptel, de pâturage en pâturage, dehors par tous les temps, suivant la pousse de l'herbe dans les prés, les vignes et les garrigues sans jamais rentrer en bergerie ; un vrai pâturage extensif. Après Quarante, il y a eu Creissan, puis Puisserguier et Cazedarnes qui ont pu voir le troupeau sur leur territoire. Aujourd’hui, il se dirige vers Murviel-lès-Béziers et le Faugérois permettant ainsi d’accéder au bassin versant du Rieutort et du Libron, autres affluents de l’Orb.

Sept communes du bassin versant du Lirou, un affluent de l’Orb, sont à l’origine de ce projet éco-pastoral qui s’est construit avec le Syndicat Mixte de la Vallée de l’Orb et du Libron (SMVOL) pour assurer une stabilité foncière à un berger et son troupeau, éviter la fermeture des milieux en friche et gérer l’herbe des parcelles cultivées en territoire sensible.  Les communes deCazedarnes, Cébazan, Creissan, Cruzy, Puisserguier, Quarante et Villespassans ont mis à disposition du troupeau leurs parcelles communales par conventions de pâturage.  Les propriétaires privés (vignes, champs, friches, …) qui souhaitaient profiter du passage du troupeau pour faire « nettoyer » naturellement et gratuitement leurs parcelles ont signé des accords de pâture. Pour coordonner les intentions de chacun et veiller à la continuité des apports nutritionnels au troupeau, les techniciens du SMVOL et les animateurs de captages prioritaires ont établi un parcours prévisionnel avec le berger.

Ce projet de territoire qui rassemble les acteurs du bassin versant de l’Orb (collectivités, agriculteurs et particuliers) répond au problème de  fermeture des garrigues et aux enjeux concernant la qualité de l’eau du secteur.