Un plan en faveur de l’épipactis du castor et des forêts alluviales du Rhône
Adeline Aird, chargée de mission pour le Conservatoire botanique national du Massif central, nous explique pourquoi le Plan national d'action permet de protéger l'orchidée endémique du Rhône et les forêts alluviales du Rhône.
Pourquoi l’épipactis du Castor est-elle particulièrement sensible ?
C’est une orchidée endémique du Rhône découverte en 1993, dont il ne reste aujourd’hui que 47 stations connues, entre Villeu (Ain) et Mondragon (Vaucluse). Elle pousse dans des ripisylves, si et seulement si elles sont en bonne santé et connectées à la nappe. En résumé, c’est une plante rare dans un habitat particulier, lui-même menacé.
C’est pourquoi le PNA traite plus largement des ripisylves ?
Oui ! Les forêts alluviales, à force de domestication, ont perdu leur rôle écosystèmique de régulation des crues, dépollution et réservoir de biodiversité. La qualité de l’eau et les corridors écologiques s’en voient menacés. Et le phénomène s’amplifie sous l’effet du dérèglement climatique.
Quelles sont les grandes lignes du plan national ?
Ce plan, également soutenu par le Fonds vert de l’Etat, vise à protéger les ripisylves sur 522 km et à en restaurer 200 hectares. Comme pour les autres PNA, nous collaborons avec les pouvoirs publics, entreprises, associations, propriétaires fonciers, gestionnaires d'espaces naturels... et coordonnons les actions menées en lien étroit avec les CBN alpin et méditerranéen.
Crédit photo : Conservatoire botanique national du Massif central - Aurélien Labroche
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