Quand la distillerie devient hydrique
Depuis plus d’un siècle, la Minervoise d’Olonzac, rattachée à l'Union des distilleries de la Méditerranée (UDM), excelle dans la valorisation des sous-produits de la vigne dans l’Hérault. Aujourd'hui, face aux défis climatiques, la distillerie innove pour réduire sa consommation d’eau.
Les marcs de raisin, les lies de vin, les produits tartriques issus du pressurage et les excédents de vin sont transformés en une gamme diversifiée de produits : eaux-de-vie et spiritueux, biocarburants, alcools industriels, colorants naturels, huile de pépin de raisin et compost. De la distillation au refroidissement, l’élaboration de ces dérivés consomme entre 70 000 et 90 000 m3 par an d’eau, puisés dans les sous-sols héraultais.
Une économie de 20 000 m3 d’eau par an
Consciente des enjeux hydriques régionaux, notamment sur la rivière Ognon, la Minervoise d’Olonzac a décidé de réduire drastiquement sa consommation d’eau. "L'élément central de cette démarche est le renouvellement de la tour aéroréfrigérante, équipement très consommateur en eau, indique Jean-Michel Therond, directeur de la Minervoise d’Olonzac. Cette nouvelle installation est alimentée en circuit fermé. Le principe est ingénieux et circulaire : les eaux de condensats, qui sont le résultat de l'évaporation, ne sont plus rejetées. Elles sont récupérées et réinjectées directement pour réalimenter la tour ".
Financé à hauteur de 46 615 € par l’agence de l’eau dans le cadre de l’appel à projets Sobriété des acteurs économiques, ce système permet à la distillerie de réaliser une économie de l'ordre de 20 000 m3 d'eau par an, soit l'équivalent de la quantité d'eau qui aurait dû être captée dans les nappes.
Aucun commentaire
Les champs précédés d'un astérisque (*) sont obligatoires.