Savoie : un nouveau contrat pour le territoire du Lac du Bourget
Le CISALB, Grand Chambéry et Grand Lac ont signé lundi 12 janvier 2026 un contrat de 66 millions d’euros de travaux avec l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, en présence de l’Etat, du Département de la Savoie et de la Banque des Territoires.
Marie-Claire Barbier, présidente du CISALB (Comité Intercommunautaire pour l'Assainissement du Lac du Bourget), Thierry Repentin, Président de Grand Chambéry et Robert Aguettaz, Vice-président de Grand Lac ont rappelé que le bassin versant du lac du Bourget est engagé depuis près de 25 ans, dans une politique ambitieuse de gestion de l’eau et des milieux aquatiques, et de protection contre les inondations. La restauration des rivières et des zones humides, reste toujours une des priorités du CISALB, avec ;
- 14,7 M€ prévus pour restaurer 9 km de rivières : la Leysse et le Nant Bruyant (sur Grand Chambéry). La Leysse, la Deysse, l’Albenche et le Nant Varon (sur Grand Lac).
- 1,8 M€ fléchés pour restaurer 50 hectares de zones humides : 10 ha sur Grand Chambéry et 40 ha sur Grand Lac, dont 20 ha sur les seuls marais de la Deysse à Entrelacs.
Ils ont rappelé les enjeux de dépollution et de partage de l’eau ainsi que l’urgente nécessité de restaurer les rivières et les zones humides, dans le contexte rapide du changement climatique. Chaque été, nos rivières souffrent du manque d’eau. Chaque été, nos sources se tarissent. Le PGRE (hier), le PTGE (demain), doit fixer les objectifs à atteindre et les actions à mener pour être prêt à partager et utiliser l’eau encore plus intelligemment.
La sobriété en eau, le retour de la nature en ville, la désimperméabilisation, la récupération des eaux pluviales, la réutilisation des eaux usées, les changements de pratiques en matière de fleurissement et d’arrosage des stades… autant de sujets qui sont abordés dans le contrat. La présidente du CISALB a indiqué vouloir engager davantage le CISALB dans les enjeux de biodiversité, avec notamment la définition de sa « Trame turquoise ». L’objectif est d’adopter d’ici fin 2027, un programme de restauration d’habitats et de corridors écologiques pour des espèces inféodées à l’eau et dont le cycle de vie dépend également du milieu terrestre (amphibiens, cistude, loutre, castor, etc.).
Nicolas Mourlon, directeur général de l’agence de l’eau, a indiqué l’engagement financier de 21,5 millions d’euros dans ce 5ème contrat élaboré sur le territoire.
Le secrétaire général de la préfecture, Julien Pailhère, a évoqué l’exemplarité du plan de gestion de la ressource en eau mis en œuvre sur le territoire du CISALB depuis 2014. Un PGRE qui va prochainement passer le témoin à un Projet de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE).
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