Assainissement : le Grésivaudan se raccorde à la Métropole grenobloise
Le 12 décembre, la Communauté de communes du Grésivaudan a célébré la finalisation d’un projet structurant pour la qualité des rivières : l’inauguration du raccordement des effluents d’Uriage au réseau métropolitain.
Elus et partenaires étaient réunis pour célébrer une étape majeure dans la protection des milieux aquatiques : le raccordement des effluents domestiques du Sonnant d’Uriage au réseau d’assainissement de Grenoble-Alpes Métropole. Cette opération, portée par Grenoble-Alpes Métropole en partenariat avec la Communauté de communes Le Grésivaudan, marque un tournant pour la qualité des eaux du Sonnant et, plus largement, pour la préservation des rivières du territoire.
L’inauguration s’est déroulée en présence de Henri Baile, président de la communauté de communes du Grésivaudan et François Bernigaud, son vice-président en charge de l’eau, Laura Siefert, vice-présidente à Grenoble-Alpes Métropole, Gérald Giraud, maire de Saint-Martin-d’Uriage, Nicolas Alban pour l’agence de l’eau et Eric Chassery, adjoint au maire de Vaulnaveys-le-Haut. Tous ont salué la solidarité intercommunale qui a permis de concrétiser ce projet ambitieux : les effluents du Sonnant seront désormais acheminés vers Aquapole, la station d’épuration métropolitaine (450 000 EH), garantissant un traitement performant.
Avec un coût prévisionnel de 3,06 M€ et un soutien de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse à hauteur de 834 785 €, ces travaux répondent à des enjeux essentiels :
- Mise en conformité vis-à-vis de la Directive Eaux Résiduaires Urbaines (ERU)
- Atteinte du bon état écologique des masses d’eau conformément à la Directive Cadre sur l’Eau (DCE)
- Suppression des rejets dans le Sonnant d’Uriage, identifié comme prioritaire dans le SDAGE
Le projet comprend la pose d’environ 4 200 mètres de canalisation gravitaire en PRV, le raccordement de 95 branchements existants, et la mise en place d’un déversoir d’orage équipé de vannes hydrodynamiques autonomes. Le débit maximal transféré sera de 120 m³/h. Ces infrastructures invisibles pour les citoyens jouent pourtant un rôle crucial pour l’environnement et la santé publique.
Ce projet illustre la capacité des territoires à agir concrètement pour la transition écologique, en dépassant les frontières administratives et en affirmant que l’eau est un bien commun.
Au-delà de ce chantier, les élus de la métropole et du Grésivaudan ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les réflexions sur la gestion intégrée de la ressource en eau, notamment dans l’outil de PTGE (projet de territoire pour la gestion de l’eau) qui les réunit.
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