Version imprimable Lien
Lagune de la station d'épuration de Saint-Désert
> mercredi 10 août 2016

Chalon-sur-Saône : convergence en chantier

Compétent pour l’eau et l’assainissement depuis 2012, le Grand Chalon a expérimenté la mutualisation de ces services à l’échelle de l’agglomération. Et élaboré un schéma d’orientation pour 15 ans.

170 millions d’euros : telle est la prévision d’investissement en eau potable et assainissement que s’apprêtent à voter les 85 conseillers d’agglomération du Grand Chalon. "Nous allons aussi décider un tarif unique eau-assainissement vers lequel nos communes convergeront dans les cinq à sept ans, explique Francis Debras, vice-président du Grand Chalon et maire de Saint-Loup-de-Varennes. Début 2016, les tarifs dans nos 37 communes s’échelonnaient encore de 3,26 à 4,96 € le m3. Il s’agit de les harmoniser pour achever le chantier de transfert de ces compétences".

Beaucoup de pédagogie

Etapes capitales de structuration du service, la fixation des prix et les choix d’investissement interviennent après quatre ans d’un travail intense pour mutualiser les compétences. Le transfert, en vigueur à partir du 1er janvier 2012, a pris du temps. "Il faut beaucoup de pédagogie, le dossier de l’eau est sensible pour certains maires, estime Francis Debras, issu de la nouvelle majorité de 2014, qui a poursuivi la réforme engagée par la précédente. "Les modes de gestion étaient très hétérogènes, entre les régies pures, celles avec des prestations de services, et les multiples contrats de DSP". 

Diverses aussi, les performances des équipements et l’état du patrimoine. Depuis quatre ans, forte d’une assise financière plus large, mais néanmoins circonscrite, l’agglomération a multiplié les chantiers urgents : réhabilitation et agrandissement d’une station d’épuration, raccordement d’autres à une station plus grande, modernisation d’une usine de production d’eau potable, recherche de fuites... Parallèlement, de 2013 à 2015, l’agglomération a élaboré, études à l’appui (avec un financement de 50% de l’agence de l’eau), son schéma directeur pour ces deux services, pour les 15 ans à venir.

Rationaliser la gestion

Le diagnostic, présenté le 12 mai dernier en Conseil communautaire, "est assez alarmant, concède Sylvain Tronquet, directeur Eau et Assainissement au Grand Chalon. Il faut renouveler 52 km de conduites en priorité pour l’eau potable, et passer d’un taux de renouvellement de 0,8-1% à 1-1,2% par an. Pour l’assainissement, ce taux doit augmenter de 0,3% à 1% par an. Pour 37 communes, nous avons 34 unités de traitement (stations d’épuration, lagunes, etc.). Il nous faut mutualiser et rationaliser cette gestion. Et digérer le transfert de compétences". Cela prend du temps. "D’autant que ce type de travaux et leur financement via la facture d’eau ne sont pas très vendeurs électoralement ", ajoute l’élu.
Prochain dossier, outre l’intégration de 14 nouvelles communes dans l’agglomération avec la loi Notre : la rationalisation des contrats de DSP. "Nous ne pensons pas choisir un seul mode -régie ou DSP, mais conserver au contraire les deux pour créer de l’émulation, explique Francis Debras. Simplement, nous n’aurons plus que trois ou quatre contrats, contre une vingtaine encore aujourd’hui. Il faut aussi savoir profiter du retour d’expérience d’innovation des grands groupes spécialisés".

Lire aussi...

> MERCREDI 04 SEPTEMBRE 2019
Agence de l’eau et chambre d'agriculture signent un contrat pour une gestion durable de l’eau, des milieux aquatiques et de l’agriculture.
> VENDREDI 23 AOÛT 2019
L'action de l'ONG MPA Coopération visant à sécuriser en eau potable des dispensaires et des écoles en milieu rural au Sénégal.
> MERCREDI 07 AOÛT 2019
Faciliter la prise en compte des zones humides dans l’aménagement du territoire.