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> mercredi 13 novembre 2013

Le transport sédimentaire en Isère

Les sédiments de l’Isère réclament une gouvernance commune.

Ici, des matériaux fins se déposent et étouffent le lit de l’Isère, ailleurs, ce dernier se creuse au contraire, érodant certains ouvrages. C’est ce que confirme l’étude sur le transport sédimentaire dans l’Isère engagée à l’automne 2012. « Ce travail permet de mieux vérifier la cohérence des études menées par plusieurs maîtres d’ouvrages, remarque Michel Dantin, président savoyard du Comité de bassin. Il montre aussi que le problème du transport solide se pose tout au long de la rivière ». Pour Christian Nucci, Isérois et président de la commission géographique Isère-Drôme-Ardèche, « l’étude confirme les acteurs dans leur désir de travailler avec une vision globale ».

Révélatrice, cette recherche est la première étape d’une démarche vers une gouvernance commune, nécessaire, selon le Sdage 2010-2015. « Nous avons besoin d’une instance qui ait une vision d’ensemble», assure Michel Dantin. En matière de travaux, notamment, il y a un fort décalage entre une partie savoyarde moins peuplée et moins engagée dans la restauration du lit, et l’Isère qui, à l’approche du bassin grenoblois, a investi 100 M€ dans un programme de protection contre les risques d’inondation.

La gouvernance en gestation pourra-t-elle rééquilibrer la situation ? Quelle forme aura-t-elle? Les acteurs impliqués se gardent bien de l’affirmer. « La décision sera collégiale », selon Michel Dantin, qui se félicite d’avoir « déjà créé un lieu où les gens se parlent ». Christian Nucci, qui s’en remet également « à la collégialité », estime cependant que l’établissement public territorial de bassin (EPTB), « pourrait être un outil intéressant, notamment pour respecter la subsidiarité et se concentrer sur ce qui n’est pas géré par les nombreux syndicats existants ».

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